Personne ne me diras le contraire, partir en road-trip en Nouvelle Zélande avec + de 96 cm de cheveux peut s’avérer très compliqué !


Alors première décision importante, les couper. Ne parvenant pas à me décider sur la longueur à couper ni sur le coiffeur qui aurait la primeur de toucher ma chevelure, j’ai régulièrement repoussée ma décision. Résultat le 5 novembre, veille du départ, mes cheveux étaient toujours aussi longs !


Puis sur un coup de tête, j’ai attrapé les ciseaux et j’ai coupé, moins que prévu certes, pas droit certes mais j’ai coupé ! Une petit quinzaine de centimètres, pas de quoi me rendre trop malheureuse. Au contraire je me suis sentie libérée d’un poids, je n’allais enfin plus m’asseoir dessus. Et puis quel plaisir que de couper soit même ses cheveux !



Enfin bref avec 15cm de moins les choses devaient être plus facile. Mettons !


Après les 36 heures de voyage pour arriver en Nouvelle Zélande, j’avoue que mes cheveux ne ressemblaient à rien mais heureusement nous avions réservé un hôtel. Et là, douche et sèche-cheveux m’attendaient pour mon plus grand bonheur.


Le lendemain, jour de non lavage de ma toison, nous sommes tombés sur un backpackers avec un sèche-cheveux dans la salle de bain. Heureusement parce qu’il faisait vraiment froid mais malheureusement car en fait je n’en n’avais pas besoin ! En fait je me suis naïvement dit si ça se trouve, il y aura des sèche-cheveux dans tous les backpackers.



Les choses ont commencé à se compliquer le lendemain à Dunedin. Résumé : le backpackers est sympa mais il ne fait vraiment pas chaud. Heureusement nous avions choisit de dormir en dortoir, pour tester. J’ai donc commencé à faire connaissance avec ma colocataire, à lui poser pleins de questions dans le but totalement assumé de lui demander si elle a un sèche-cheveux. Ouf elle en a un et me le prête avec plaisir, j’ai eu chaud !


2 jours plus tard, backpackers de Bob et Maxine. Je cours à la salle de bain, pas de sèche-cheveux. Il va encore falloir que je quémande.


La journée, je demande à une américaine. Elle me dit qu’elle en a un, cool, qu’elle me le prête, cool, mais qu’elle est malade et qu’il ne faut pas qu’elle me passe ses microbes… pas cool.


Je décide qu’en même de prendre le risque. De toute façon si je ne le fais pas je vais tomber malade !


Le soir arrive elle me passe son « précieux »… sans le transformateur de prise, je retourne la voir elle me passe un transformateur de prise mais je sens bien que ça la saoule. Elle me demande de faire attention à ne rien lui perdre ! Je ne vais lui bouffer son sèche-cheveux !


Et là je m’aperçois qu’elle ne m’a pas passé le bon transformateur de prise, je craque ! Heureusement une française (bisous Vinciane) avec qui je me suis liée d’amitié me prête généreusement son sèche-cheveux dernier cri.


Je me retrouve donc avec 2 sèche-cheveux ! Je sèche ma tête puis je rends les 2 appareils sans rien révéler de mes déboires à l’américaine. Juste un « thank you ».



2 jours plus tard, nous arrivons au Wanaka Backpacka. La chambre est grande, sympa mais pas de sèche-cheveux et là impossible de se lier d’une amitié faussement désintéressée avec qui que ce soit. Les gens sont déjà en groupe fermé les uns sur les autres. Bref la galère.


Là j’hésite je les lave le soir où le lendemain matin ? Que vais-je faire ? Me vient alors une grande idée : Jérémie dort déjà, au-dessus de lui se trouve la clim-chauffage qui fonctionne (on a eu tellement froid avant qu’on la mise à fond, on a eu trop chaud mais c’était bon !), j’enjambe Jérémie et me retrouve debout au dessus de lui. Et là je sèche mes cheveux avec un sèche-cheveux géant !


Bon ça a juste entamé le travail. Pour finir je croise des gens dans le couloir et leur demande un sèche- cheveux. Pour faire connaissance on verra plus tard. Malheureusement la réponse est négative. Dans ma tête je me dis « bon passez votre chemin bande d’abrutis, vous ne m’êtes d’aucune utilité ! ». Je deviens un monstre !


Finalement, fatiguée, je suis allée me coucher les cheveux mouillés délicatement déposés sur une serviette. Le lendemain mes cheveux n’étaient pas secs, ils ont séchés dans la journée mais je n’étais pas malade ! Enfin 2-3 éternuements c’est tout !



2 jours plus tard, arrivée à Tekapo. Toujours pas de sèche-cheveux mais une grande chance il fait beau et chaud ! Je les laisse donc sécher à l’air libre ! Cool !


Toujours 2 jours plus tard nous arrivons à Kaikoura où il y a… un sèche-cheveux dans la salle de bain commune !!! Trop contente je me suis lavée les cheveux 2 jours de suite. C’était la fête !


Aujourd’hui nous sommes à Nelson. Il n’y a pas de sèche-cheveux dans la salle de bain et nous n’avons pas encore fait de rencontres. Mais je ne désespère pas à l’idée de me faire une fausse amie d’ici ce soir !