Ferry Picton/Wellington

Ferry Picton/Wellington

Et voilà, c’est fait, nous avons fait nos adieux à la merveilleuse île du sud et ses paysages d’une beauté sauvage saisissante.

Dans le ferry, nous avons tenté de ne pas trop regarder en arrière, et de nous convaincre que l’île du nord nous réservait tout autant de splendeurs. Heureusement pour nous, cette mini-croisière est bien loin d’être une simple liaison maritime sans intérêt. Le ferry passant au travers des « Queen Charlotte Sounds » avant de rejoindre l’océan pacifique, nous en avons encore une fois pris plein les yeux.




A ce stade du voyage, nous pensions avoir eu notre lot de paysages magnifiques et avions même peur d’être blasés. Après avoir vu Milford Sound, le calme sauvage des Catlins ou encore entendu le grondement du glacier Hoocker nos petits yeux fatigués par plus de 3000 kms de route (pas toujours goudronnée ^^) et par tous ces dirty backpackers (big up Dahn !) ne devraient même plus s’enthousiasmer devant un arbre où une montagne.


Et pourtant nous avons été submergés par le panorama qui s’offrait à nous. Là où les sounds de Milford (qui s’avèrent être des Fjord en réalité, comme Roze se plaît à tenter de m’en expliquer la raison… sans succès) nous sont apparus sauvages et inhospitaliers, ici tout est invitation et évasion. Sur la plupart des ces îlots se trouvent de splendides maisons perdues entre des forêts de pins et la mer. Elles sont bien sûr dotées d’embarcadères privatifs, n’ont aucun voisin, aucune route et le seul bruit de civilisation qui leur parvient est celui du ferry qui glisse doucement sur l’eau.


J’ai donc passé la traversée à filmer et photographier ce moment sous toutes les coutures, me demandant comment ces gens faisaient pour vivre ainsi coupés du monde. Des questions absurdes me passant par la tête : « Comment font-ils pour aller chercher le pain », « le facteur vient-il leur apporter le journal en bateau ? » ou encore la question geek ultime… « Y a-t-il l’adsl, es-ce dégroupé ? ». Puis les réponses possibles à ces questions trottant dans ma tête sont arrivées à un consensus commun : « On s’en fout, de toute façon c’est trop beau ! » suivit d’un « Arrête de filmer et de te prendre la tête et profite ! ».  Après une lutte féroce avec moi-même, j’ai fini par abdiquer…


Puis après une longue navigation au travers de ces sounds, l’océan Pacifique apparût. Calme, majestueux, silencieux (heureusement pour moi qui vomit toujours partout…). Il était tant d’aller se reposer un peu. J’ai retrouvé Roze en piteux état, frigorifiée sur le pont supérieur. Tel un David Hasseloff (l’alcoolisme en moins) j’ai volé à son secours en la menant dans un endroit plus calme… le pub du Ferry (y sont fous ces kiwis, un pub dans un ferry !). En plus l’endroit baignait dans une douce mélancolie grâce au talent d’un saxophoniste jouant devant nos yeux ébahis. Enfin, pour être plus précis, mes yeux écarquillés à cause de l’energy drink que je venais d’ingurgiter et les yeux totalement clos de Roze ainsi que sa bouche entrouverte d’où sortaient des ronflements (si si, j’ai des images… yekk yekk… bon ok je mens elle ne ronflait pas vraiment).


Puis tout s’accélère (j’adore cette formule dite du « j’ai la flemme de finir cet article »).

Arrivée à Wellington et grosse claque in my face ! Depuis la fenêtre du ferry, de gros building apparaissent. Pas de quoi effrayer un chinois vivant à Shanghai, ok, mais pour les parisiens que nous sommes qui viennent de passer près de 3 semaines à ne voir que des moutons et des forêts… wow !


Après une attente interminable pour la sortie du Ferry biiiiiim ! des autoroutes à 2, 3, 4 voies… ouch, c’est là que je me rends compte que rouler à gauche n’est pas toujours une sinécure… après avoir évité de tuer 3 ou 4 piétons, recherche d’un parking qui coûte la peau de mes jolies fesses roses qui me rappelle pourquoi je n’achèterai pas de voiture en rentrant à Paris.


Et la suite… dans nos aventures à Wellington…


A vous les studios